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Puis-je allaiter en prenant un médicament antipsychotique ?

Les médicaments antipsychotiques pendant l'allaitement

Signes d'alerte — appelez-nous immédiatement ou rendez-vous aux urgences si :

  • Somnolence excessive — très difficile à réveiller pour les tétées, dort pendant les heures de tétée
  • Refus de deux tétées ou plus d'affilée, ou tétée très faible
  • Pas de prise de poids, ou perte de poids
  • Raideur inhabituelle, tremblements ou mouvements de torsion anormaux
  • Fièvre au-dessus de 38 °C chez un bébé de moins de 3 mois
  • Éruption qui ne s'efface pas à la pression (taches qui ne pâlissent pas quand on appuie dessus)
  • Toute difficulté respiratoire — respiration rapide, geignements ou côtes qui se creusent
  • Bébé mou, convulsions ou absence de réaction

De quoi s'agit-il

Les médicaments antipsychotiques traitent des troubles de santé mentale graves, dont la schizophrénie et le trouble bipolaire. Les plus utilisés en Belgique sont notamment l'olanzapine (Zyprexa), la quétiapine (Seroquel), la rispéridone (Risperdal), l'aripiprazole (Abilify) et l'halopéridol. La plupart d'entre eux peuvent être utilisés pendant l'allaitement sous la supervision d'un spécialiste, avec une surveillance de votre bébé. La clozapine (Leponex) est l'exception — elle est généralement déconseillée pendant l'allaitement en raison d'un faible risque d'effets graves sur les cellules sanguines du bébé.

L'olanzapine et la quétiapine — souvent utilisées pendant l'allaitement

L'olanzapine et la quétiapine passent dans le lait maternel en petites quantités. Les études portant sur des bébés allaités dont la mère prenait ces médicaments n'ont pas mis en évidence de problèmes graves aux doses habituelles, même si certains bébés sont un peu plus endormis que d'habitude. La plupart des équipes spécialisées en psychiatrie périnatale en Belgique et dans toute l'Europe soutiennent l'allaitement sous ces médicaments, à condition que le bébé soit surveillé pour la sédation et la prise de poids. L'halopéridol est lui aussi utilisé depuis longtemps pendant l'allaitement.

Le plus important : n'arrêtez pas votre médicament

Arrêter brutalement un antipsychotique est très dangereux. La période qui suit l'accouchement est déjà une période à très haut risque de rechute psychiatrique. Une rechute peut mettre en danger à la fois vous et votre bébé. Si l'allaitement vous inquiète, parlez-en à votre psychiatre — il pourra peut-être adapter la dose ou le moment de la prise, ou vous rassurer au sujet du médicament précis que vous prenez. Ne diminuez et n'arrêtez jamais votre traitement de vous-même.

Ce qu'il faut surveiller chez votre bébé

Les principaux signes à surveiller sont : un bébé beaucoup plus endormi que d'habitude, qui boit mal, qui ne prend pas de poids ou qui présente des mouvements inhabituels (raideur, tremblements ou mouvements de torsion). Ces effets ne sont pas fréquents, mais il est important de les repérer tôt. Votre pédiatre ou votre sage-femme devrait peser votre bébé régulièrement au cours des premières semaines.

Allez à tous vos rendez-vous et demandez un plan de surveillance

Si vous prenez un antipsychotique et que vous allaitez, demandez à votre psychiatre et à votre pédiatre de mettre en place un plan de surveillance simple. Cela consiste généralement à peser votre bébé régulièrement et à surveiller les signes ci-dessus. En général, votre bébé n'a pas besoin de prises de sang, sauf si de la clozapine est en cause. Chaque bébé a besoin de 400 UI (10 µg) de vitamine D par jour dès la naissance, qu'il soit allaité ou nourri au lait infantile. Poursuivez pendant l'enfance ; demandez-nous pendant combien de temps.

Si quelque chose change

Appelez-nous si votre bébé est très difficile à réveiller, refuse de boire, est anormalement raide, ou si quoi que ce soit vous inquiète — ou contactez immédiatement votre psychiatre si vos propres symptômes changent.

Urgence ? Appelez le 112. N'attendez pas notre réponse.

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Relu et validé par le Dr Didier Decamps le 21 septembre 2026. Ces informations sont générales et ne remplacent pas une évaluation individuelle par un professionnel de santé qualifié.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu, corrigé et validé par le Dr Didier Decamps, pédiatre.

Dernière relecture : 21 septembre 2026

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