Signes d'alerte — appelez-nous immédiatement ou rendez-vous aux urgences si :
- Votre bébé est beaucoup plus somnolent que d'habitude, mou, ou impossible à réveiller
- Votre bébé ne boit pas, ou boit beaucoup moins que d'habitude
- Votre bébé semble flasque, avec peu de tonus musculaire
- Votre bébé a une respiration lente ou irrégulière, ou devient bleu autour des lèvres
- Votre bébé a un rythme cardiaque très lent (les battements semblent très espacés quand vous tenez le bébé)
- Votre bébé fait une crise convulsive ou a des mouvements saccadés
- La température est très basse (en dessous de 36,5 °C) ou élevée (≥38 °C)
- Votre bébé semble très pâle, gris ou marbré
- Une éruption qui ne s'efface PAS quand vous appuyez dessus avec un verre transparent — signe de sepsis
- De la fièvre chez un bébé de moins de 3 mois (toute température ≥ 38,0 °C)
- Une respiration rapide, des lèvres bleues ou des côtes qui se creusent — urgence respiratoire
Ce que montre la recherche
Le THC — le principal composé actif du cannabis — passe dans le lait maternel. Les études montrent que le THC se concentre dans le lait maternel à des niveaux jusqu'à 8 fois plus élevés que dans le sang de la mère. Il reste dans le lait pendant au moins 6 jours après une seule consommation. Chez les mères qui consomment du cannabis régulièrement, on peut retrouver du THC dans le lait pendant des semaines. Le bébé absorbe du THC à chaque tétée.
Ce que cela signifie pour le bébé
Les jeunes bébés éliminent mal le THC. Chez des bébés allaités exposés au THC par le lait, les chercheurs ont observé un développement moteur plus lent, une altération du développement du cerveau dans la petite enfance et de moins bons résultats aux tests de réflexion et de comportement à l'âge scolaire. Dans de rares cas, des doses élevées — par exemple provenant d'extraits de cannabis ou de produits comestibles au cannabis — peuvent provoquer une sédation grave chez le bébé.
La recommandation — et nous comprenons que ce n'est pas toujours facile
Toutes les grandes organisations médicales — dont l'OMS, l'Academy of Breastfeeding Medicine et les autorités sanitaires belges — déconseillent la consommation de cannabis pendant l'allaitement. Il n'existe actuellement aucun niveau dont l'innocuité soit prouvée. Si vous consommez du cannabis pour une raison médicale (douleur, anxiété, insomnie), nous pouvons vous aider à trouver des alternatives sûres compatibles avec l'allaitement. N'hésitez pas à nous contacter — ici, personne ne vous jugera.
Si vous avez consommé du cannabis et que vous allaitez
Une consommation ponctuelle n'est pas la même chose qu'une consommation quotidienne. Si vous avez consommé du cannabis une fois, n'arrêtez pas brutalement l'allaitement — les bienfaits du lait maternel sont importants et un arrêt soudain comporte ses propres risques. Contactez-nous pour discuter des options, notamment le moment des tétées, le tirage temporaire du lait et un soutien pour réduire ou arrêter la consommation. Nous sommes là pour vous aider, pas pour vous juger.
La vitamine D pour le bébé
Quelle que soit la situation, chaque bébé a besoin de 400 UI (10 µg) de vitamine D par jour dès la naissance, qu'il soit allaité ou nourri au lait infantile. Poursuivez pendant l'enfance ; demandez-nous pendant combien de temps. Si vous ne l'avez pas encore commencée, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin généraliste.
Si quelque chose change
Si votre bébé devient très somnolent ou mou, arrête de boire, respire lentement, ou si quelque chose vous inquiète — appelez immédiatement le 112.
Urgence ? Appelez le 112. N'attendez pas notre réponse.
En cas de doute, demandez
Envoyez-nous ce que vous observez. Quelques lignes suffisent pour commencer.
Un assistant recueille votre message. Un coordinateur le lit. Un médecin décide.
Écrivez-nous sur WhatsAppRelu et validé par le Dr Didier Decamps le 21 septembre 2026. Ces informations sont générales et ne remplacent pas une évaluation individuelle par un professionnel de santé qualifié.
Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu, corrigé et validé par le Dr Didier Decamps, pédiatre.
Dernière relecture : 21 septembre 2026