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Puis-je allaiter en prenant du clonazépam ou du lorazépam ?

Le clonazépam et le lorazépam pendant l'allaitement

Signes d'alerte — appelez-nous immédiatement ou rendez-vous aux urgences si :

  • Très difficile à réveiller ou mou (dépression du SNC)
  • Respiration qui semble très lente, irrégulière, ou qui s'arrête brièvement (apnée)
  • Lèvres bleues ou teint pâle/gris / signal ROUGE universel
  • Réflexe de succion faible ou absent pendant les tétées
  • Alimentation qui se dégrade progressivement sur plusieurs jours (accumulation)
  • Tout mouvement ressemblant à une crise convulsive — signal ROUGE universel
  • Une éruption qui ne s'efface PAS quand vous appuyez dessus avec un verre transparent — signe de sepsis
  • De la fièvre chez un bébé de moins de 3 mois (toute température ≥ 38,0 °C)

Que sont le clonazépam et le lorazépam

Le clonazépam et le lorazépam appartiennent à la famille des benzodiazépines. Ils calment les signaux électriques trop actifs dans le cerveau et le système nerveux. Le clonazépam est utilisé au long cours pour l'épilepsie et le trouble panique ; il reste longtemps dans votre organisme (demi-vie jusqu'à 50 heures). Le lorazépam est utilisé pour l'anxiété de courte durée, les crises de panique aiguës et parfois les crises d'épilepsie aiguës ; il quitte l'organisme plus rapidement (demi-vie de 10–20 heures).

Quelle quantité atteint votre bébé par le lait maternel

Les deux médicaments passent dans le lait maternel, mais en petites quantités. La dose relative pour le nourrisson du lorazépam est d'environ 2–3 % de la dose de la mère — ce qui est considéré comme faible. Celle du clonazépam est similaire par prise, mais comme sa demi-vie est très longue, une utilisation quotidienne peut entraîner une accumulation progressive chez le bébé au fil du temps. Les nouveau-nés et les bébés prématurés éliminent ces médicaments plus lentement que les nourrissons plus âgés.

La principale préoccupation : la somnolence du bébé

La principale chose à surveiller est un bébé anormalement somnolent, difficile à réveiller, qui boit mal ou qui semble mou. C'est plus probable chez les très jeunes bébés (moins de 4 semaines) et en cas de prise quotidienne et prolongée de clonazépam. La plupart des bébés allaités dont la mère prend ces médicaments ne présentent aucun problème — mais la surveillance est importante. Si la somnolence de votre bébé s'aggrave progressivement au fil des jours, contactez rapidement votre médecin.

Utilisation de courte durée ou de longue durée

Si vous prenez du lorazépam seulement de temps en temps (par exemple, un comprimé pendant une crise de panique), le risque pour votre bébé est faible. Si vous prenez du clonazépam tous les jours pour une épilepsie ou une anxiété chronique, le risque d'accumulation augmente. Dans ce cas, le médecin qui vous le prescrit doit savoir que vous allaitez et vérifier si la dose et la fréquence sont bien le minimum nécessaire, ou si une alternative présentant moins de risque d'accumulation est possible.

N'arrêtez jamais les benzodiazépines sans avis médical

Arrêter brutalement le clonazépam ou le lorazépam peut provoquer un sevrage sévère — notamment des crises d'épilepsie, une anxiété sévère et une insomnie. C'est dangereux pour vous et, indirectement, pour votre bébé. Si vous souhaitez diminuer votre dose en raison de l'allaitement, parlez-en à votre médecin généraliste, à votre neurologue ou à votre psychiatre. Ils peuvent vous accompagner dans une diminution progressive et sûre si nécessaire.

Si quelque chose change

Le clonazépam et le lorazépam passent dans le lait maternel en petites quantités. Surveillez chez votre bébé une somnolence inhabituelle, une mollesse ou des difficultés à boire — surtout au cours des premières semaines. N'arrêtez jamais brutalement les benzodiazépines sans avis médical.

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Relu et validé par le Dr Didier Decamps le 5 septembre 2026. Ces informations sont générales et ne remplacent pas une évaluation individuelle par un professionnel de santé qualifié.

Rédigé avec l'aide de l'IA. Relu, corrigé et validé par le Dr Didier Decamps, pédiatre.

Dernière relecture : 5 septembre 2026

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